Résumé
Le secteur des Services vétérinaires connaît actuellement d’importants changements démographiques et professionnels qui redéfinissent les attentes en matière de travail et de bien-être. Parallèlement, de plus en plus d’éléments indiquent que les vétérinaires du monde entier sont confrontés à des niveaux élevés de détresse psychologique, de burnout et de stress au travail. S’appuyant sur des études récentes menées tant dans le Nord global que dans le Sud global, cet article met en lumière les principaux facteurs qui affectent les professionnels vétérinaires, notamment la charge de travail élevée, les pressions financières et la reconnaissance insuffisante de leur travail. Les organisations peuvent soutenir leur personnel et traiter les enjeux liés à la santé mentale grâce à des initiatives qui favorisent la sécurité psychologique, l’entraide entre collègues et un leadership bienveillant. Au sein de l’Organisation mondiale de la santé animale, des initiatives telles que la mise en place d’un réseau de référents en soutien psychosocial visent à favoriser une prise en charge précoce et à contribuer à instaurer une culture d’entreprise plus saine.
Un métier en pleine mutation, face à des attentes qui évoluent
Au début de l’année 2025, The Animal Echo a consacré une série d’articles à l’évolution du paysage des professions liées à la santé animale, notamment à la féminisation croissante des effectifs vétérinaires mondiaux [1]. Lors des Conférences régionales organisées par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) en 2024 et 2025 [2,3], les participants ont examiné la façon dont ces changements démographiques redéfinissaient les attentes à l’égard des Services vétérinaires et de la profession dans son ensemble.
Partout en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, les jeunes professionnels, sans distinction de sexe, ont clairement exprimé leur souhait de bénéficier d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée et d’une plus grande prise en compte de leur bien-être personnel. Ces nouvelles attentes entraînent déjà des répercussions sur les infrastructures vétérinaires : de plus en plus de professionnels s’orientent vers la médecine vétérinaire urbaine spécialisée dans les petits animaux, tandis que de moins en moins d’entre eux choisissent de faire carrière dans la médecine vétérinaire rurale ou d’élevage.
Des signes toujours plus nombreux de la détresse dans l’ensemble du Nord global
Au cours des deux dernières décennies, les études menées dans le Nord global ont régulièrement mis en évidence des taux élevés de troubles de santé mentale, y compris de suicide, chez les professionnels vétérinaires. Aux États-Unis d’Amérique, près d’un tiers des vétérinaires ont connu des épisodes dépressifs et 17 % d’entre eux font état d’idées suicidaires [4]. Une enquête canadienne menée en 2017 auprès de 1 272 participants a révélé que 89,2 % d’entre eux présentaient des signes d’épuisement important, de dépersonnalisation ou d’une faible efficacité professionnelle [5].
On observe des tendances similaires en Espagne, où une étude a révélé que 19,8 % des professionnels vétérinaires avaient reçu un diagnostic d’anxiété ou de dépression, et que 19,1 % prenaient des anxiolytiques pour gérer leur santé mentale [6,7]. Des résultats similaires ont été rapportés en Autriche [8], en Norvège [9], en Pologne [10], en Finlande [11] et en Slovénie [12].
Ces problématiques apparaissent très tôt. En France, les cas de brimade, de harcèlement sexuel et la forte pression scolaire expliquent que 42,8 % des étudiants en médecine vétérinaire déclarent souffrir de symptômes dépressifs modérés à graves, soit plus du double du taux de prévalence national de 20 % observé chez les jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans [13]. Depuis le début de l’année universitaire 2025, trois étudiants de l’École nationale vétérinaire d’Alfort se sont donné la mort, ce qui met encore davantage en évidence la gravité de la situation [14].
Une détresse croissante dans le Sud global
On constate de plus en plus souvent des niveaux de détresse similaires dans le Sud global. En Argentine, le burnout touche 31 % des professionnels vétérinaires [6]. Au Brésil, une étude a révélé que 33 % des quelque 2 000 vétérinaires souffraient de détresse psychologique [16]. En Asie du Sud-Est, 74 % des vétérinaires et 81 % du personnel des cliniques déclarent souffrir de stress au travail [15]. Les vétérinaires philippins ayant travaillé pendant le foyer de peste porcine africaine de 2019 ont fait état d’importantes séquelles sur le plan émotionnel, notamment une baisse d’énergie, des troubles du sommeil et l’apparition de sentiments de désespoir, de tristesse, de colère, de frustration et une diminution de la joie de vivre [16].
Les femmes, les jeunes professionnels et les employés à faibles revenus sont touchés de manière disproportionnée [17,18], ce qui souligne l’importance d’adopter des approches adaptées aux différents groupes de population.
Les données provenant des pays du Nord et du Sud globaux montrent une augmentation de l’épuisement professionnel et de la détresse psychologique, soulignant le besoin urgent d’un soutien structuré et bienveillant en santé mentale au sein de la profession vétérinaire.
Comprendre le burnout et ses causes
Le burnout est un état d’épuisement physique, mental et émotionnel [19] et est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un phénomène d’origine professionnelle. Ses symptômes peuvent se manifester sur le plan physique, psychologique ou comportemental, allant de maladies fréquentes et de la fatigue à l’irritabilité, au repli sur soi, à l’anxiété, à la peur ou à une dépendance accrue à certaines substances.
En Asie du Sud-Est, le manque de reconnaissance et de compréhension de la part du grand public quant à la contribution des vétérinaires est souvent cité comme une source de stress, ce qui conduit de nombreux professionnels à se sentir sous-estimés [15]. Le burnout, ou syndrome d’épuisement professionnel, est un phénomène complexe ; la situation personnelle de chacun peut accentuer l’impact de certains facteurs de stress. Par exemple, les femmes doivent souvent faire face à la pression supplémentaire de concilier vie familiale et vie professionnelle, tandis que les jeunes professionnels peuvent être confrontés à des difficultés liées aux dettes qu’ils ont contractées pour leurs études.
Malgré une prise de conscience croissante à l’échelle mondiale, le burnout reste stigmatisé et n’est pas reconnu comme un trouble médical dans le secteur vétérinaire. Les tabous culturels et les cultures d’entreprise dominées par les hommes peuvent amener les vétérinaires à considérer le burnout comme un échec personnel, qu’ils doivent gérer seuls [4]. Par exemple, une étudiante française en médecine vétérinaire a rapporté qu’à son retour, le personnel avait qualifié de « vacances » son congé médicalement justifié pour cause de burnout, ce qui témoigne d’un manque persistant de sensibilisation au niveau institutionnel [20].
Quels rôles peuvent jouer les organisations pour réduire les risques psychosociaux ?
La sensibilisation est une première étape essentielle, au même titre qu’un diagnostic approprié et l’accès à une aide professionnelle. Se remettre d’un burnout peut être un processus long, et il est essentiel de détecter celui-ci à un stade précoce.
Les Organisations doivent prendre au sérieux les risques psychosociaux : la fatigue mentale et le burnout peuvent altérer le jugement clinique, réduire la rétention du personnel dans les postes ruraux ou spécialisés, et nuire à la prestation des soins dans de nombreux secteurs [21]. Pourtant, comme le souligne l’étude menée en Asie du Sud-Est, les initiatives proactives en matière de santé mentale restent rares. Près de la moitié des participants interrogés ont indiqué que le manque de temps dû à une charge de travail élevée constituait le principal obstacle à la prise en charge des problèmes de santé mentale, tandis que plus d’un tiers ont évoqué des contraintes financières [14].
Pour améliorer la santé mentale et renforcer la résilience psychosociale, les mesures organisationnelles concrètes comprennent des modalités de travail flexibles, des ressources dédiées à la gestion du stress, un accompagnement professionnel, des réseaux de soutien par les pairs et des pratiques de gestion inclusives. Il est essentiel que les employés se sentent soutenus, en particulier par l’encadrement supérieur [22].
Au Siège de l’OMSA, à Paris, la mise en place d’une initiative visant à améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée témoigne d’une évolution proactive : il ne s’agit plus seulement d’identifier les risques psychosociaux, mais de les traiter activement grâce à un accompagnement structuré sur le lieu de travail. L’Organisation a mis en place une ligne d’assistance psychologique externe accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce qui constitue une première étape importante. Cependant, ses limites ont mis en évidence la nécessité d’un soutien interne plus complet. En réponse à cela, l’OMSA a mis en place un nouveau dispositif interne fin 2024 : un réseau de référents en soutien psychosocial. Ces sept membres du personnel formés apportent un soutien de première ligne aux collègues en situation de détresse. Tous ont participé à un atelier de formation spécialement conçu pour favoriser le bien-être émotionnel sur le lieu de travail. Lorsque les employés se sentent en sécurité sur le plan psychologique, ils sont plus enclins à faire part de leurs préoccupations à un stade précoce, avant que le stress ne dégénère en crise [23].
Dans toutes les régions, les jeunes professionnels vétérinaires réclament un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ainsi qu’une reconnaissance du bien-être individuel – une évolution qui transforme déjà l’avenir des Services vétérinaires.
De l’importance de créer un espace sûr
La détresse émotionnelle au travail peut avoir de nombreuses causes, telles qu’une charge de travail excessive, des tensions interpersonnelles, des malentendus ou un manque de communication entre les responsables et les membres d’une même équipe. Il arrive parfois que les individus se sentent sous-estimés ou déconnectés de leur raison d’être, ce qui alimente un sentiment de stress et de burnout. Pour illustrer l’importance de la sécurité émotionnelle sur le lieu de travail, un collègue de l’OMSA qui a contacté un référent en soutien psychosocial a tenu les propos suivants : « Je ne vais pas bien. J’ai reçu quelques courriels de mon responsable qui m’ont vraiment démoralisé ; ça m’a complètement sapé le moral. Tu es disponible aujourd’hui pour en discuter ? Je me sens complètement perdu et je ne sais pas comment réagir. » Un autre collègue a ensuite fait part de sa gratitude après avoir rencontré un référent en soutien psychosocial : « Merci de m’avoir consacré du temps. Je me sens beaucoup mieux après t’avoir parlé. » Ces messages* mettent en évidence l’impact psychosocial des pressions au travail, notamment l’influence de la communication managériale sur le moral et la clarté. Le fait de disposer d’un réseau de soutien fiable et confidentiel encourage le personnel à demander de l’aide dès les premiers signes de difficulté.
Stratégie du système des Nations Unies en matière de santé mentale et de bien-être
Consciente que son personnel est exposé au stress et aux troubles mentaux, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a élaboré une stratégie relative à la santé mentale axée sur la prévention. Elle vise à intégrer le soutien en matière de santé mentale dans les politiques relatives au lieu de travail et les pratiques de gestion, à adapter les approches à la diversité du personnel et des situations, et à souligner que les responsables, tout comme les employés, ont un rôle à jouer dans la prévention [24].
Pour des effectifs vétérinaires en meilleure santé et plus résilients
L’amélioration de la santé mentale au sein des effectifs vétérinaires nécessite une action coordonnée, allant de l’identification des signes de détresse au renforcement des dispositifs de soutien sur le lieu de travail. Alors que les signes de burnout et de stress psychosocial se multiplient dans toutes les régions et tous les groupes démographiques, la nécessité de mettre en place des mesures organisationnelles structurées et bienveillantes apparaît clairement. En investissant dans la prévention, en créant des environnements de travail propices au bien-être émotionnel et en donnant aux équipes les moyens de se soutenir mutuellement, le secteur vétérinaire peut prendre des mesures concrètes pour disposer d’effectifs en meilleure santé et plus résilients.
*Le consentement a été donné oralement. Les référents en soutien psychosocial sont tenus de respecter la confidentialité, sauf si le collègue donne son accord pour signaler un problème.
Si vous êtes concerné par les sujets abordés dans cet article, sachez que vous pouvez bénéficier d’un accompagnement. Vous trouverez les numéros d’assistance téléphonique gratuits et confidentiels de votre région sur le site https://findahelpline.com/i/iasp.
Traduit de l’original en anglais.
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Références
[1] Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Genre. Paris (France) : OMSA ; 2025. Disponible en ligne : https://theanimalecho.woah.org/fr/genre/ (consulté le 6 mars 2026).
[2] Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Towards a more resilient veterinary workforce for Africa: detailed conference recommendations compiled from all conference sessions. Conférence continentale ; 28 novembre 2024 ; Nairobi (Kenya). Paris (France) : OMSA ; 2024. Disponible en ligne : https://rr-africa.woah.org/app/uploads/2025/04/WOAH-2024-WFD-Conference-Proceedings.pdf (consulté le 12 mars 2026).
[3] Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Une histoire de guérison : soigner la santé mentale au sein des personnels vétérinaires. Paris (France) : OMSA ; 2024. Disponible en ligne : https://rr-africa.woah.org/fr/news/une-histoire-de-guerison-soigner-la-sante-mentale-au-sein-des-personnels-veterinaires/ (consulté le 6 mars 2026).
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[14] Actu.fr. Maisons-Alfort : après trois suicides à l’école vétérinaire, le père d’une étudiante interpelle l’État. Paris (France) : Actu.fr ; 2026. Disponible en ligne : https://actu.fr/ile-de-france/maisons-alfort_94046/maisons-alfort-apres-trois-suicides-a-l-ecole-veterinaire-le-pere-d-une-etudiante-interpelle-l-etat_63732067.html (consulté le 27 janvier 2026).
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[20] Le Monde. Le désarroi des étudiants vétérinaires : « On nous apprend à bosser comme des tarés ». Paris (France) : Le Monde ; 2023. Disponible en ligne : https://www.lemonde.fr/campus/article/2023/05/02/le-desarroi-des-etudiants-veterinaires-on-nous-apprend-a-bosser-comme-des-tares_6171727_4401467.html (consulté le 5 janvier 2026).
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[23] Ekilibre Conseil. Training programme: mental health in the workplace. Paris (France) : Ekilibre Conseil ; 2024. Disponible en ligne : https://ekilibre-consulting.com/training-2/ (consulté le 12 mars 2026).
[24] Organisation des Nations Unies (ONU). United Nations system mental health and well-being strategy. New York (États-Unis d’Amérique) : ONU ; 2024. Disponible en ligne : https://hr.un.org/sites/default/files/2025-10/UN_system_mental_health_and_well_being_strategy_for_2024.pdf (consulté le 12 mars 2026).