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Durée de lecture : 17min

Comment l’OMSA peut-elle soutenir les femmes qui travaillent dans les services vétérinaires ? Zoom sur le Nigéria

publié le

04/04/2025

écrit par

Rédacteur principal

Maryam Muhammad

La Dre Muhammad est une scientifique nigériane de premier plan dans les domaines de la bactériologie, de la microbiologie alimentaire et de l’épidémiologie moléculaire. Elle se passionne pour la mise au point de vaccins destinés à l’industrie de l’élevage en Afrique et pour en faciliter l’accès aux éleveurs ruraux. Forte de plus de quarante ans d’expérience dans la conduite de projets de recherche, la gestion de subventions et la supervision universitaire, elle est actuellement directrice exécutive de l’Institut national de recherche vétérinaire (NVRI), Vom, où elle met en œuvre une vision de l’excellence et de la recherche innovante. En outre, elle a coordonné la formation de plus de 500 agents communautaires de santé animale qui ont permis d’améliorer la production de bétail. Elle est l’auteure régulière de publications scientifiques à fort impact évaluées par des pairs. 

Marlène Buchy

Marlène a rejoint l’OMSA en 2024 en tant que conseillère stratégique pour les questions de genre à l’OMSA. Elle possède une vaste expérience en tant qu’universitaire et évaluatrice dans les domaines de la gestion des ressources naturelles, de la gouvernance et de l’analyse de l’économie politique en Asie du Sud-Est et en Afrique centrale. 

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À l’échelle mondiale, la profession vétérinaire connaît une évolution significative en termes de genre, avec l’arrivée d’un plus grand nombre de femmes dans ce domaine, y compris dans certains pays en développement de l’Asie du Sud-Est [1]. Toutefois, les disparités entre les sexes dans les services vétérinaires persistent dans de nombreux secteurs de la santé animale, en particulier dans des régions comme l’Afrique de l’Ouest [2]. Les femmes jouent déjà un rôle essentiel dans la prestation de soins aux animaux, puisqu’elles représentent environ deux tiers des propriétaires d’animaux dans le monde, soit quelque 400 millions de femmes au niveau mondial. Au Nigeria, 48 % de la population rurale dépendent de l’élevage pour leur subsistance, dont 51 % de femmes. Malgré leurs contributions significatives, les femmes restent sous-représentées dans les effectifs vétérinaires officiels du Nigeria : alors qu’on estime qu’elles représentent 20 à 30 % des effectifs nationaux dans le domaine de la santé animale, très peu d’entre elles occupent des postes de direction [3]. 

Bien que les femmes représentent 60 % des petits éleveurs du pays, seulement 5 % d’entre elles ont accès aux services de vulgarisation agricole, ce qui nuit à la performance et à l’efficacité des campagnes d’information ou de vaccination. L’écart entre les sexes en matière d’accès aux services vétérinaires empêche les éleveuses de réaliser pleinement leur potentiel d’amélioration de la production agricole et de protection de leur bétail contre les maladies. 

Au vu de ces conditions, l’OMSA a la possibilité de jouer un rôle de premier plan en élaborant une stratégie solide en matière d’égalité entre les hommes et les femmes, qui sera appliquée dans l’ensemble de l’Organisation. Une telle stratégie peut contribuer à éliminer les obstacles à l’égalité des sexes tout en favorisant l’équité de genre, la diversité et l’inclusion au sein des services vétérinaires [4,5,6]. Outre le fait de rendre la profession vétérinaire plus accueillante pour les femmes, une stratégie en matière d’égalité des sexes est essentielle pour constituer des effectifs capables de relever les défis complexes de la santé animale et de la lutte contre les maladies, dans lesquels les hommes et les femmes jouent des rôles différents, mais tout aussi importants. 

 

Bien que les femmes représentent 60 % des petits éleveurs du Nigeria, seulement 5 % d’entre elles ont accès aux services de vulgarisation agricole, ce qui nuit à la performance et à l’efficacité des campagnes d’information ou de vaccination.

Les obstacles que rencontrent les femmes au Nigeria

Les obstacles rencontrés par les femmes dans les sciences vétérinaires au Nigeria, tels que les a observés la Dre Maryam Muhammad, co-auteure de cet article, reflètent des défis plus larges dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest et au-delà. Parmi eux, on peut citer : 

  1. Les préjugés et les stéréotypes sexistes

Les femmes qui exercent la médecine vétérinaire sont souvent confrontées à des préjugés concernant leurs compétences professionnelles, à des attentes sexistes concernant les rôles professionnels et à une dynamique du lieu de travail qui entrave leur progression de carrière. Les normes culturelles et les perceptions biaisées des clients ne font qu’exacerber ces difficultés. Par exemple, en tant que jeune vétérinaire et seule femme de son équipe, la Dre Muhammad était considérée comme insuffisamment capable d’endurer les longues heures requises pour pratiquer des opérations chirurgicales sur les animaux ou d’effectuer des missions sur le terrain dans le cadre de campagnes de vaccination. Elle a donc toujours été orientée vers des cliniques avicoles ou des postes de laboratoire. Ce n’est qu’après des demandes incessantes qu’elle a été prise en considération pour les soins ambulatoires aux animaux sauvages et aux grands animaux. 

  1. Des conditions de travail défavorables

Au Nigeria, les femmes sont confrontées à une charge de travail excessive car elles sont généralement les seules responsables de leur famille, y compris des soins aux enfants malades ou aux membres âgés de la famille. Les dispositions relatives au congé de maternité sont insuffisantes : le Règlement du service public nigérian (2022) stipule que les femmes ont droit à un congé de maternité de 12 semaines, dont six doivent être prises après l’accouchement, ce qui contraste avec la recommandation fondée sur des données scientifiques de l’Organisation mondiale de la santé et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance [7]. Les femmes sont également souvent victimes d’avances sexuelles non désirées lorsqu’elles se trouvent sur le terrain [8]. En outre, comme il n’est généralement pas accepté culturellement que les femmes voyagent seules, lorsqu’elles le font, elles sont souvent considérées comme ayant une « faible moralité » ou comme un « gibier facile ». Les lieux de travail sont également souvent dépourvus de politiques en matière de harcèlement sexuel et de procédures de plainte, même si l’OMSA encourage ses Membres à aborder la question du harcèlement sexuel dans leurs politiques. Ces facteurs dissuadent de nombreuses femmes de poursuivre une carrière à long terme dans les services vétérinaires. 

  1. Un accès limité au développement professionnel

Les programmes de formation négligent souvent les besoins spécifiques des femmes, ce qui conduit à un système inflexible qui ne tient pas compte de leurs perspectives et limite

leurs possibilités de développement professionnel. Les obstacles empêchant les femmes d’accéder aux programmes de formation peuvent aller de la priorité accordée aux collègues masculins (en particulier dans le contexte de la formation aux fonctions de direction) à des facteurs plus pratiques (tels que l’absence de vestiaires appropriés pour les femmes lorsqu’un équipement de protection est nécessaire pour des expériences pratiques). Il n’est pas rare que les vestiaires des femmes soient situés trop près de ceux des hommes pour être considérés comme appropriés, ou qu’ils ne disposent pas d’installations minimales telles que des crochets pour suspendre les vêtements. Ces petits détails rendent la vie difficile aux femmes, dont l’intégrité est constamment scrutée par la société. En outre, les dirigeants masculins invoquent souvent les responsabilités familiales pour justifier le fait qu’ils ne proposent pas de femmes pour les responsabilités liées au renforcement des capacités. Dans ce cas, le rôle des mentors masculins qui se consacrent à l’équité entre les sexes est crucial pour aider leurs collègues féminines à surmonter ces obstacles. 

  1. Les défis financiers et psychosociaux

Les femmes vétérinaires ont un accès limité au financement pour développer leur propre pratique privée. Les institutions financières exigent des garanties pour les prêts et les femmes n’ont pas accès aux titres de propriété ; elles doivent donc s’en remettre à des membres de leur famille ou à des garants (généralement des fonctionnaires de haut rang), qui sont souvent des hommes. Les femmes n’ont pas non plus accès aux réseaux de mentorat, aux dernières informations et aux connaissances scientifiques, ce qui les désavantage dans la mise en place de pratiques prospères. 

 

De quelle manière l’OMSA peut-elle soutenir ses Membres ?

Au Nigeria, les femmes sont sous-représentées aux postes à responsabilité dans le monde universitaire, dans l’élaboration des politiques et dans les cabinets de médecine vétérinaire, ce qui fait que les jeunes professionnelles du secteur vétérinaire manquent de modèles et de mentors. Les préjugés et les stéréotypes fondés sur le sexe, combinés aux interruptions de carrière dues à la maternité, limitent leur ascension sociale. L’OMSA peut jouer un rôle de premier plan pour relever ces défis en aidant ses Membres à élaborer des stratégies sexospécifiques adaptées à leur contexte et pouvant être appliquées aux services vétérinaires et para-vétérinaires nationaux. Ces stratégies, adaptées aux contextes locaux, pourraient inclure des interventions dans trois domaines : 

  1. Les politiques et le plaidoyer

La promotion de politiques d’égalité des sexes sur le lieu de travail, telles que la lutte contre le harcèlement, l’égalité de rémunération pour un travail égal, les conditions de maternité et la prise en compte d’horaires de travail flexibles lorsque cela est nécessaire, peut créer un environnement plus favorable à l’intégration. La mise en œuvre de quotas pour le personnel féminin lors du recrutement ou l’inclusion active de femmes issues de laboratoires nationaux et d’institutions de santé publique dans les activités de l’OMSA pourraient en outre stimuler la représentation féminine [6]. 

En outre, il est essentiel de s’attaquer aux obstacles culturels qui entravent la participation des femmes dans les processus décisionnels. Par exemple, des campagnes de sensibilisation promouvant le rôle des femmes travaillant dans le domaine de la santé animale pourraient aider à surmonter les résistances culturelles à l’égard des femmes chargées de soigner le bétail. L’élargissement de l’accès aux ressources financières et l’offre d’opportunités entrepreneuriales aux femmes pourraient également constituer des axes politiques. Par exemple, les politiques pourraient préconiser que les femmes professionnelles en place se portent garantes pour les femmes professionnelles débutantes, ou que les diplômes servent de condition alternative à l’accès aux prêts. L’OMSA peut également aider ses Membres, le cas échéant, à revoir les politiques et procédures existantes sur le lieu de travail. Le Processus d’évaluation de la performance des Services vétérinaires (PVS), le programme phare de renforcement des capacités de l’OMSA pour l’amélioration durable des services vétérinaires nationaux, identifie les normes que les Membres s’efforcent de respecter [9]. 

  1. Le développement de programmes de mentorat et de réseaux de soutien par les pairs

La mise en place d’initiatives de mentorat peut mettre les femmes en contact avec des professionnels expérimentés, en leur fournissant des conseils et un soutien pour l’évolution de leur carrière. La création de communautés de femmes vétérinaires peut favoriser le partage des ressources, la défense des intérêts et la collaboration [10]. L’OMSA pourrait soutenir des réseaux de femmes vétérinaires, qui pourraient organiser des réunions en marge de la Session générale annuelle de l’Assemblée mondiale des Délégués de l’Organisation, qui se tient au mois de mai de chaque année. Par exemple, au Nigeria, les femmes vétérinaires disposent d’un réseau qui se réunit chaque année pour discuter des questions liées au genre sur le lieu de travail. Ces réunions permettent aux jeunes diplômées de discuter de la manière dont elles souhaitent façonner l’avenir des services vétérinaires. 

Les ressources de l’OMSA en matière de transformation numérique, de communication et de publication pourraient également être utilisées pour créer des plateformes telles que The Animal Echo, dans le but d’amplifier les voix des femmes dans les processus décisionnels autour de sujets clés tels que le genre et l’intelligence artificielle [11]. 

 

  1. Les programmes de développement professionnel inclusifs

Des possibilités de formation flexibles et adaptées aux besoins des femmes peuvent améliorer la représentation et la progression de carrière de celles-ci. L’OMSA peut jouer un rôle essentiel en encourageant davantage de jeunes filles à s’orienter vers les sciences vétérinaires et en soutenant la progression des femmes dans ce domaine. Le Processus PVS est un point d’entrée stratégique pour mettre en lumière les domaines d’inégalité persistants et plaider en faveur du recrutement de femmes dans tous les services, y compris le travail sur le terrain ou en laboratoire et dans le domaine de l’épidémiologie, sur la base d’un système de quotas. Les Membres de l’OMSA pourraient organiser des journées internationales célébrant les femmes dans le domaine de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques ou promouvoir les questions de genre par le biais d’une journée vétérinaire internationale, en mettant en lumière les réussites de femmes vétérinaires qui ont surmonté de sérieux obstacles. En outre, la documentation d’exemples de l’impact positif des femmes vétérinaires et para-vétérinaires sur la santé animale, ainsi que sur la profession en général, contribuerait à renforcer la confiance accordée aux praticiennes et à lutter contre les stéréotypes. 

En défendant les initiatives en faveur de l’égalité des sexes, l’OMSA peut permettre à ses Membres de constituer des effectifs diversifiés et équitables, garants de services vétérinaires plus accessibles et plus efficaces pour tous. 

Les services vétérinaires bénéficieront d’une meilleure inclusion des femmes

L’intégration d’un plus grand nombre de femmes dans les services vétérinaires n’est pas seulement une question d’équité : elle apporte des avantages tangibles au secteur. Il a été démontré que les femmes exerçant des responsabilités renforcent la mobilisation de la communauté et la prestation de services, en particulier dans les régions où les rôles traditionnels des hommes et des femmes sont prédominants. En outre, les femmes propriétaires de bétail sont plus enclines à partager des informations avec d’autres femmes et sont plus diligentes dans le remboursement des prêts, ce qui souligne leur potentiel en tant que moteur du progrès économique et social. 

En défendant les initiatives en faveur de l’égalité des sexes, l’OMSA peut permettre à ses Membres de constituer des effectifs diversifiés et équitables, garants de services vétérinaires plus accessibles et plus efficaces pour tous. 

L’engagement de l’OMSA pour élaborer une stratégie en matière de genre permettra non seulement d’autonomiser les femmes dans le domaine des sciences vétérinaires, mais aussi de renforcer de manière générale le secteur de la santé animale à l’échelle mondiale. En encourageant la diversité et l’inclusion, l’Organisation peut créer un précédent pour ses Membres et veiller à ce que la profession vétérinaire évolue de manière à relever les défis que nous réserve l’avenir. 

Traduit de l’original en anglais. 

 Crédit photo de l’image de couverture : Barispearl

Références 

[1] Kochkina O. Gender assessment of veterinary services in South-East Asia. Paris (France) : Organisation mondiale de la santé animale ; 2023. 46 p. Disponible en ligne : https://rr-asia.woah.org/app/uploads/2023/07/woah-gender-assessment-report.pdf (consulté le 6 janvier 2025).  

[2] Thierry AF, Fèvre S. Plus de femmes dans le secteur vétérinaire : l’inclusion au niveau mondial est-elle vraiment au rendez-vous ? : Formation et insertion professionnelle des femmes professionnelles vétérinaires au Sénégal et au Togo. Paris (France) : Organisation mondiale de la santé animale ; 2025. Disponible en ligne : https://theanimalecho.woah.org/en/the-number-of-women-in-the-veterinary-sector-is-growing-but-how-inclusive-is-the-profession-globally/ (consulté le 31 janvier 2025). 

[3] Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Favoriser l’accès des femmes aux services de santé animale. Rome (Italie) : FAO ; 2024. Disponible en ligne : https://www.fao.org/newsroom/story/bridging-the-gender-gap-in-animal-health-services/fr?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAAR0IFpw8xB5Qud7crVvcl_BsuiWmzIgXOWbp46XjzbSY4ZiSDOKW7k3sAhA_aem_HL2P3K0BJG-3oyUYZcK7zw (consulté le 11 février 2025). 

[4] Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Glossary of Terms and Concepts. Kathmandu (Népal) : UNICEF ; 2017. Disponible en ligne : https://www.unicef.org/rosa/media/1761/file/Genderglossarytermsandconcepts.pdf (consulté le 11 février 2025). 

[5] Hivos. Gender equality, diversity and inclusion. La Haye (Pays-Bas) : Hivos ; 2021. Disponible en ligne : https://hivos.org/impact-area/gender-equality-diversity-and-inclusion/ (consulté le 11 février 2025). 

[6] Alessandrini B, Alguerno MI, Lasley J, Sharandak V, Srivastava R. Façonner les services vétérinaires dans le monde entier en adoptant une approche intersectionnelle et axée sur le genre : Diversifier le vivier d’experts en performance des Services vétérinaires de l’OMSA. Paris (France) : Organisation mondiale de la santé animale ; 2025. Disponible en ligne : https://theanimalecho.woah.org/fr/faconner-les-services-veterinaires-dans-le-monde-entier-en-adoptant-une-approche-intersectionnelle-et-axee-sur-le-genre/ (consulté le 2 février 2025). 

[7] Organisation mondiale de la santé (OMS). Allaitement maternel. Genève (Suisse) : OMS ; 2025. Disponible en ligne : https://www.who.int/fr/health-topics/breastfeeding#tab=tab_1 (consulté le 11 mars 2025). 

[8] Okwanihe E. Women farmers kick against gender based violence in agriculture. Abuja (Nigeria) : Voice of Nigeria ; 2024. Disponible en ligne : https://von.gov.ng/women-farmers-kick-against-gender-based-violence-in-agriculture/ (consulté le 11 février 2025). 

[9] Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Processus PVS. Paris (France) : OMSA ; 2025. Disponible en ligne : https://www.woah.org/fr/ce-que-nous-proposons/ameliorer-les-services-veterinaires/processus-pvs/ (consulté le 11 février 2025). 

[10] De Balogh K, Stärk K. Sans titre. Organisation mondiale de la santé animale ; 2025. Disponible en ligne : https://theanimalecho.woah.org/fr/genre/ (à paraître). 

[11] Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). The Animal Echo. OMSA ; 2025. Disponible en ligne : https://theanimalecho.woah.org/fr/ (consulté le 11 février 2025). 

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